« C’est pas d’l’amour » au Zénith 1994 : un nouveau montage inédit de Fredericks, Goldman, Jones sur YouTube

Montage inédit : Fredericks, Goldman, Jones interprètent C'est pas d'l'amour en live au Zénith de Paris lors de la Tournée Rouge 1994.

Publié le 12 juin 2026

La chaîne YouTube officielle de Jean-Jacques Goldman continue sa série de publications inédites issues de la Tournée Rouge 1994. Après Confidentiel, On n'a pas changé, Être le premier et Il suffira d'un signe, c'est C'est pas d'l'amour qui vient de faire son apparition — l'une des chansons les plus emblématiques du premier album du trio, capturée en live au Zénith de Paris.

Une ballade née avec le groupe

C'est pas d'l'amour est enregistrée en 1990, au moment même où se forme le trio Fredericks, Goldman, Jones. Elle figure en ouverture de leur premier album éponyme, qui deviendra l'un des plus grands succès de la carrière de Goldman avec plus de deux millions d'exemplaires vendus.

La chanson est une curiosité dans le répertoire de Goldman : elle aborde l'amour par sa disparition progressive, décrivant avec précision ce moment où la vie de couple, sans rupture ni drame, perd peu à peu de son intensité. Ce qui reste — la tendresse, la complicité, les habitudes douces — est beau, mais n'est plus tout à fait de l'amour. La force du texte tient dans ce renversement final : le refrain « c'est pas d'l'amour » se transforme discrètement en « c'est plus d'l'amour » dans les dernières mesures, basculant d'une définition par la négative à un constat de perte.

Musicalement, Goldman a toujours décrit ce titre comme une chanson très californienne, portée par l'esprit des guitares acoustiques et une ambiance west coast, avec notamment une belle guitare acoustique de Gildas Arzel aux côtés de Michael Jones et Goldman lui-même.

Une chanson conçue pour trois voix

C'est pas d'l'amour est l'une de ces chansons qui n'auraient pas pu exister sans le trio. L'écriture est pensée dès l'origine pour Fredericks, Goldman et Jones : les trois voix ne se contentent pas de se superposer, elles portent ensemble une même désillusion sans jamais la nommer comme telle. Carole Fredericks en particulier y est remarquable — sa voix donne au texte une profondeur émotionnelle que la seule voix de Goldman n'aurait pas atteinte de la même façon.

Quatre ans séparent l'enregistrement studio de 1990 des concerts de la Tournée Rouge. Entre-temps, le titre a tourné, le public l'a fait sien. Le voir interprété en live au Zénith en 1994, dans un montage qui restitue l'énergie de cette tournée au sommet, est une chance que ces publications inédites offrent pour la première fois au grand nombre.

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