Carole Fredericks


[Vendredi 8 juin – 12h59]
Mort au Sénégal de la chanteuse américaine Carole Fredericks

PARIS, 8 juin (AFP) – La chanteuse américaine Carole Fredericks, qui s’est notamment illustrée au côté de Jean-Jacques Goldman, est morte jeudi soir à Dakar (Sénégal), a-t-on appris vendredi auprès de son entourage professionnel à Paris.


Elle possédait une voix d’or, l’une des plus belles du show-bizz,et on n’entendra plus son rire communicatif… En tournée en Afrique, Carole Fredericks est décédée à Dakar, quelques heures après avoir donné un concert dans la capitale sénégalaise. Née à Springfield,dans le Massachussetts, le 5 juin 1952 (mais, par coquetterie,elle ne révélait jamais son année de naissance), la chanteuse s’était installée à Paris en 1978.

Ses chaudes intonations lui valurent de devenir choriste pour de nombreuses vedettes : Dalida, Serge Gainsbourg, France Gall, Eddy Mitchell, Sylvie Vartan, Laurent Voulzy et Mylène Farmer. En 1996, elle rencontre Jean-Jacques Goldman, qui fait d’elle sa partenaire attitrée. Quelques années plus tard, ils fondent un trio avec le guitariste Michael Jones. En cinq ans, ils publieront quatre albums (dont « 1,2,3 »), qui connurent chacun un énorme succès. Depuis, l’américaine poursuivait sa carrière de choriste en même temps que ses activités en solo. Connue pour sa générosité, Carole Fredericks participait à chaque édition des Enfoirés. A 49 ans, elle a succombé à une crise cardiaque, probablement à cause de son poids trop important, qui fatiguait son coeur depuis quelques années déjà.

La Disparition de Carole Fredericks

La chanteuse était en tournée en Afrique. Vivant en France depuis une vingtaine d’années, choriste réputée, la chanteuse s’était notamment fait connaître au sein du trio Fredericks, Goldman Jones, aux côtés de Jean-Jacques Goldman et du guitariste gallois Michael Jones.

Elle était la soeur du bluesman américain Taj Mahal.

La chanteuse, qui était arrivée en France en 1979, était originaire de Springfield, dans le Massachusetts, où elle était née « un 5 juin » (disait-elle sans plus de précision), vraisemblablement au début des années 50.

Nourrie d’abord à l’école du gospel, adolescente, la jeune femme « fait ses classes » en écoutant les idoles de sa génération, Otis Redding, Aretha Franklin, Sam And Dave, Wilson Pickett, les Beatles.

Dotée d’un tempérament généreux, la « black mama » à la silhouette enveloppée était familière du public français qui l’avait découverte au côté de Jean-Jacques Goldman. Elle s’était d’abord imposée en France comme choriste auprès des valeurs sûres des variétés et de la chanson : Laurent Voulzy, Alain Souchon, Michel Berger, Eddy Mitchell…

En 1986, Jean-Jacques Goldman la sollicite pour s’associer au sein du trio Fredericks, Goldmand And Jones, avec lequel elle enregistrera deux albums et fera plusieurs tournées. Après la parenthèse F,G J, elle entreprend une carrière en solo. La chanteuse avait enregistré deux albums, dont le dernier, « Couleurs et parfums » était paru au printemps 99. Jean-Jacques Goldman avait écrit trois des chansons du disque.

Carole Fredericks avait également joué à plusieurs reprises à Paris. Son dernier passage en solo remontait à l’hiver 99 lorsqu’elle était passée à l’Auditorium Saint-Germain.

Mais c’est surtout au sein des aventures collectives que la chanteuse aux « dreadlocks » était le plus à son aise. Elle était ainsi une figure familière des tournées des « Enfoirés », des Restos du Coeur et d’Amnesty International.

Le 8 mars dernier, avec une vingtaine de chanteuses (Amina, Assia, Lââm, les Nubians…), elle avait donné un concert à Paris au Club Med World au concert des Voix de l’espoir. Les bénéfices du concert, qui se déroulait dans le cadre de la Journée internationale de la femme, iront à un fonds destiné à financer la construction d’un hôpital panafricain pédiatrique situé à Dakar.

Carole Fredericks avait de nombreuses attaches au Sénégal, familiales et amicales. « La première fois que je posais le pied là bas, je m’y suis sentie comme chez moi. Au Sénégal, je me ressource et lorsque je rentre en France, je suis prête pour le combat », déclarait Carole Fredericks le 26 mai 1999 dans une interview au quotidien France Soir.


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