Une rencontre déterminante avec Jean-Jacques Goldman
En 1994, Céline Dion croise pour la première fois la route de Jean-Jacques Goldman, figure incontournable de la chanson française. Cette rencontre marque le point de départ d’une collaboration artistique exceptionnelle. Goldman, déjà reconnu pour ses textes profonds et ses mélodies universelles, accepte d’écrire et de réaliser un album entièrement pensé pour la voix de la chanteuse québécoise. Le projet, intitulé D’eux, voit le jour en mars 1995 et se distingue par un style épuré, mêlant ballades poignantes et titres rythmés, taillés sur mesure pour sublimer l’interprétation de Céline Dion. Dès sa sortie, l’album attire l’attention des médias et du public, intrigués par cette alliance entre une star internationale et un auteur-compositeur français au sommet de son art.
Un succès historique pour la chanson francophone
D’eux ne tarde pas à dépasser toutes les attentes. Porté par des chansons devenues emblématiques comme « Pour que tu m’aimes encore » et « J’irai où tu iras », l’album s’impose rapidement comme un phénomène mondial. Il se hisse en tête des classements dans plusieurs pays et devient, encore aujourd’hui, le disque francophone le plus vendu de l’histoire, avec plus de dix millions d’exemplaires écoulés. La plume de Jean-Jacques Goldman, à la fois simple et profonde, alliée à la puissance vocale de Céline Dion, touche un public bien au-delà de la francophonie. Ce succès contribue à populariser la chanson française sur des marchés où elle était jusque-là peu présente, et consolide la réputation internationale de la chanteuse comme interprète hors pair.
Des souvenirs intacts, trente ans après
Trente ans plus tard, Céline Dion évoque D’eux avec une émotion intacte. Dans ses confidences, elle raconte les séances d’enregistrement marquées par la complicité avec Jean-Jacques Goldman, son exigence artistique et son humilité. Elle se souvient de discussions passionnées sur le choix des mots, sur l’équilibre entre émotion et simplicité, et sur la volonté de créer des chansons intemporelles. Pour la chanteuse, cet album ne représente pas seulement un jalon dans sa carrière, mais aussi une aventure humaine profonde, faite de respect mutuel et de créativité partagée. Les titres de D’eux, toujours diffusés et repris aujourd’hui, rappellent que cette rencontre a donné naissance à une œuvre qui continue de résonner dans le cœur du public, toutes générations confondues.
Des archives inédites pour revivre la création de l’album
Une soirée spéciale rend aujourd’hui hommage à cette alliance hors norme entre Céline Dion et Jean-Jacques Goldman, en offrant au public un accès privilégié à des documents rares. Parmi les trésors dévoilés figurent des séquences de travail en studio filmées par une télévision canadienne, l’émission Céline Dion D’eux tournée en 1995, ainsi que la conférence de presse de lancement au Canada. Les maquettes originales, retrouvées dans les archives du studio Hauts de Gammes et partagées avec l’accord des deux artistes, permettent de plonger au cœur du processus créatif. S’ajoutent un storyboard inédit du clip « Pour que tu m’aimes encore » avec témoignage du réalisateur, des rushs issus d’émissions cultes du groupe M6, des extraits de l’émission Spécial dimanche avec Sonia Benezra, et des photos signées Claude Gassian et Jean-François Loury. Ces documents, dont certains n’avaient pas été dévoilés depuis plus de 25 ans, restituent l’atmosphère unique de la genèse de l’album. Chaque image, chaque son, révèle la magie d’une collaboration artistique qui a marqué l’histoire de la musique.
Le documentaire Céline Dion raconte D’eux sera diffusé le mercredi 3 septembre 2025 à 21:10 sur M6.
Rencontre improbable dans les couloirs du métro londonien : Oli, du duo Bigflo & Oli, a partagé sur les réseaux un selfie pour le moins inattendu. À ses côtés, un certain… Jean-Jacques Goldman.
Le rappeur toulousain a croisé la légende de la chanson française, loin des projecteurs, dans un wagon londonien. Un moment simple, sincère, et forcément marquant.
Jean-Jacques Goldman est depuis plus de trente ans l’un des auteurs-compositeurs-interprètes préférés du public francophone. Récemment, les membres du groupe Facebook « Le Groupe Jean-Jacques GOLDMAN » ont voté pour leurs 11 titres favoris, créant une playlist riche en émotions.
La playlist commence par une caresse affective, avec “Famille” qui installe immédiatement un climat de chaleur et de complicité. On se sent protégé, comme si l’on retrouvait un cocon familier. Cette douceur ouvre la porte à la nostalgie et à la mélancolie subtile de “Je voudrais vous revoir”, où chaque mot nous emporte vers des souvenirs intimes.
Puis survient “Veiller tard”, petite veillée introspective où la guitare feutrée accompagne nos pensées les plus personnelles et nous prépare à entrer dans une zone de questionnement plus profond. “Nous ne nous parlerons pas” intensifie ce sentiment, faisant surgir les non-dits et les regrets, tandis que “Juste après” cristallise cet état de choc intérieur, comme l’écho d’une rupture que l’on tente de comprendre.
Le virage s’amorce avec “Sache que je”, où Goldman redonne espoir : le propos rassure, promet un regard nouveau. Très vite, l’énergie se libère dans “Peur de rien blues”, teinté d’un souffle de liberté désinvolte qui invite à secouer les chaînes de l’inquiétude. Cette montée se confirme dans “Pas l’indifférence”, un appel vibrant à ne pas rester spectateur, à s’engager émotionnellement.
L’élan devient collectif avec “On ira”, où la détermination et la force du groupe se font palpables, avant de retrouver une respiration plus méditative dans “Là-bas”, voyage intérieur qui élargit l’horizon. Enfin, l’ultime étape, “Né en 17 à Leidenstadt”, dépasse le simple ressenti personnel pour toucher à l’universalité et à la réflexion sur notre humanité. C’est le point d’orgue, la lumière au bout du chemin émotionnel.
Depuis son retrait de la scène médiatique en 2002, Jean-Jacques Goldman ne donne plus d’interview ni de concert. Pourtant, les sondages annuels le placent régulièrement en tête des personnalités préférées des Français, preuve d’un capital sympathie inébranlable. Cet engouement s’explique par la sincérité de ses textes, son engagement discret (Les Enfoirés) et l’image d’artiste accessible qu’il a toujours cultivée.
Un héritage qui inspire toujours
Le 29 juin 2025, 20h30 le dimanche consacrait une « story » à Goldman, attirant 3,8 millions de téléspectateurs sur France 2. Son répertoire, repris dans les collectifs Génération Goldman ou L’Héritage Goldman, continue de séduire les jeunes artistes et de tourner en radio, prouvant que son influence dépasse largement les années 1980-1990.
Après neuf ans de silence médiatique, Jean-Jacques Goldman réapparaîtra sur TF1 dans « Les Enfoirés, le doc ». Annoncé le 3 juillet 2025, ce film d’une heure mêlera grande interview et images d’archives pour retracer son parcours, de la création de « La Chanson des Restos » en 1986 à son retrait de la direction artistique du spectacle en 2016.
Diffusé en prime time en amont de la 36ᵉ édition des Enfoirés (concerts prévus du 13 au 19 janvier 2026 à l’Accor Arena), le documentaire donnera la parole à près de cinquante habitués : Patrick Bruel, Zazie, Francis Cabrel, Florent Pagny, mais aussi costumiers, chorégraphes et chefs décorateurs, tous réunis pour dévoiler les coulisses d’un show devenu rituel national.
TF1 mise sur cet événement rare pour fédérer un large public ; Jean-Jacques Goldman figure encore en tête des personnalités préférées des Français et son retour devrait amplifier la campagne de dons des Restos du Cœur, dont les besoins croissent chaque année. Cette exposition médiatique, associée à la sortie du double-album caritatif, pourrait doper les recettes solidaires et stimuler les dons aux Restos du Cœur, qui ont aidé 1,3 million de personnes l’an dernier.
Jean-Jacques Goldman est l’un des artistes les plus populaires de la chanson française, connu pour ses propres tubes comme Encore un matin, Je te donne ou Puisque tu pars. Mais derrière son immense succès personnel se cache aussi un auteur-compositeur de l’ombre, qui a écrit pour les plus grands. De Johnny Hallyday à Céline Dion, en passant par Khaled ou Carole Fredericks, Goldman a mis sa plume au service des autres… souvent pour des titres devenus légendaires.
Plongée dans les coulisses d’un faiseur de tubes discret mais redoutablement efficace.
Johnny Hallyday – Une collaboration au sommet
La rencontre entre Jean-Jacques Goldman et Johnny Hallyday, c’est avant tout un moment clé de la carrière du rockeur français. En 1986, Goldman signe pour lui Laura, une ballade bouleversante dédiée à sa fille. Leur collaboration prend une toute autre ampleur avec l’album Gang.
Parmi les titres :
"L’envie" : un hymne galvanisant devenu un classique absolu.
"Je te promets" : ballade romantique culte, souvent reprise lors des concerts de Johnny.
"J’oublierai ton nom"
Goldman apporte à Johnny une nouvelle énergie, un souffle plus pop, sans trahir l’âme rock du chanteur. Le succès est immédiat : Gang s'écoule à plus de 600 000 exemplaires.
Céline Dion – Une complicité musicale hors normes
La collaboration entre Goldman et Céline Dion s’étale sur plusieurs années, mais c’est surtout en 1995 que leur partenariat atteint des sommets avec l’album D’eux, écrit et composé entièrement par Goldman.
Quelques perles de cet opus devenu l’album francophone le plus vendu de tous les temps :
"Je sais pas", "J’irai où tu iras", "Destin", "Les derniers seront les premiers"…
La réussite est totale : Goldman comprend parfaitement l’émotion et la puissance vocale de Dion, et lui écrit des chansons sur mesure, à la fois populaires et profondes.
Ils réitéreront l’expérience avec "S’il suffisait d’aimer" (1998), un second opus tout aussi remarquable.
Khaled – Quand Goldman s’invite dans le raï
Autre registre, autre star : Khaled, le roi du raï moderne. En 1996, Goldman coécrit avec lui le titre "Aïcha", devenu un hit planétaire. Cette chanson mêle habilement des sonorités orientales avec une structure pop française.
🎧 Fun fact : Goldman écrira aussi la version entièrement française du texte, que Khaled enregistrera ensuite. Une chanson aux paroles fortes, dénonçant la marchandisation des sentiments et prônant la liberté de la femme aimée : « Elle a dit garde ta richesse / Moi je veux mieux que tout ça ».
Carole Fredericks – La muse et la sœur musicale
On connaît Carole Fredericks pour son rôle dans le trio Fredericks Goldman Jones, mais elle a aussi poursuivi une carrière solo après leur séparation.
Goldman restera proche et écrira plusieurs titres pour elle, dont :
"Respire"
"Couleurs et Parfums" (titre de son album en 1999)
Son écriture s'adapte à merveille à la voix puissante et soul de Carole, tout en abordant des thèmes comme l'identité, la mémoire et la résilience.
Ce qui frappe chez Jean-Jacques Goldman, c’est sa capacité à s’effacer derrière les artistes pour qui il écrit. Il ne cherche pas à briller, mais à faire briller les autres. Son écriture est toujours au service de l’interprète, s’adaptant à leurs styles, à leurs voix, à leur sensibilité.
Il n’a jamais cherché la reconnaissance publique pour ces œuvres de l’ombre, et c’est peut-être aussi pour cela que ses collaborations ont autant marqué les esprits : elles sont sincères, authentiques, et profondément humaines.
🎧 Notre playlist Jean-Jacques Goldman pour les autres
Vous pouvez écouter une playlist spéciale "Jean-Jacques Goldman pour les autres", qui regroupe tous les titres composés par Jean-Jacques Goldman pour d'autres artistes. C’est aussi l’occasion de redécouvrir ces chansons avec une nouvelle oreille, en imaginant Goldman derrière la plume.